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Marc-Aurèle Kouassi
Directeur Associé en Financements Structurés
Les transferts financiers de la diaspora dépassent désormais l’aide publique au développement. Comment les transformer en actions, en obligations d’infrastructures et en fonds de capital-risque territoriaux.
Flux annuels de la diaspora africaine
Taux de rentabilité interne moyen du Private Equity africain
Véhicules d’épargne diaspora agréés par les régulateurs
1. La mutation de l’épargne familiale en capital d’amorçage
Les envois de fonds de la diaspora vers le continent ont atteint des sommets historiques, dépassant régulièrement l’ensemble de l’aide publique au développement et des flux d’investissements directs étrangers traditionnels.
Cependant, plus de 80% de ces capitaux étaient jusqu’ici engloutis dans la consommation quotidienne ou des constructions individuelles non productives. L’émergence de plateformes d’investissement réglementées et d’obligations diaspora souveraines change la donne.
2. Les fonds de co-investissement territoriaux
En s’associant à des gestionnaires d’actifs locaux agréés, les membres de la diaspora peuvent désormais prendre des participations minoritaires dans des cliniques privées, des chaînes de supermarchés locaux, des fermes automatisées et des data centers implantés sur leur terre d’origine.
POINT CLÉ :La transparence comptable, la gouvernance indépendante et la liquidité secondaire sont les trois conditions de la confiance.